______________ 4e de couverture ______________

Je ne pourrai jamais savoir ce qu'est le sourire ou l'insouciance d'un enfant. Je dégrafe ici mon intimité en restituant mes aventures qui s'entremêlent avec ma conscience et ma souffrance dans un cortège d'intrigues sexuelles, de dégoût et d'insolence. Je reprends ce qui m'a été volé. Ma détermination symbolise l'interdit. Je mens, je triche, je me perds et j'avance au gré de mes humeurs.   

Tout mon être empli de colère, gronde et se réveille, tel un volcan éjaculant sa lave de mépris.
Mon esprit se balance entre le mal et le bien ...

Mais dites-moi au creux de l'oreille :

c'est quoi le bien !

C'est quoi le mal !

______________ Extrait N°1 du roman ______________

L’homme parvient à la rattraper par le pan de son pull, elle hurle de toutes ses forces et glisse dans la boue.
Les événements se bousculent à une vitesse vertigineuse. Il est déjà allongé de tout son poids sur elle, elle ne peut plus rien faire.
Il ne lui reste plus qu’à supplier l’homme :
— Non ! Non ! Par pitié, ne me faites pas de mal.
Elle se débat, mais il est trop fort, elle ne résistera pas longtemps. Leurs regards se croisent, les yeux de l’homme sont exorbités, le regard fixe. Elle ne reconnaît plus ce bonhomme qui vient de la faire monter dans sa voiture, il ressemble à un fou. Elle se débat de plus en plus faiblement et sent ses forces l’abandonner. Elle éclate en sanglots et ferme les yeux pour ne plus rien voir…

_____________________ Extrait N°2 _____________________

Ses yeux croisent ceux de Cécile, à cet instant et très certainement ce sont les mêmes souffrances et les mêmes questions qui les perturbent. Il arrive que DJ panique et c’est dans la joie autour de cette table que cette douleur s’impose telle une voleuse. Elle ne tient plus et prie tout bas :

— Non ! Mon Dieu s’il est vrai que vous existez, ne nous l’enlevez pas.

Elle a envie de fuir cette fausse ambiance, envie de hurler, mais elle reste là et sourit, pourtant elle ne cesse de se tourmenter. Elle ne veut plus les regarder de peur de craquer. L’angoisse grandit en elle et lui tenaille maintenant le ventre. C’est horrible, affreux, ce n’est pas juste. Comment faire pour arrêter ce temps ? Comment faire pour ne plus entendre l’horloge, ne plus voir les aiguilles avancer, cela devient un enfer pour elle. Les secondes, les minutes, les heures qui passent et qui nous rapprochent tout doucement de notre mort. Elle se sent si lasse tout à coup et prétexte un mal de tête pour monter dans sa chambre et prendre un comprimé pour dormir. Oublier, effacer cette douleur qui réapparaîtra au réveil, plus forte que jamais.

_____________________ Extrait N°3 _____________________

Et lorsque les comédiens plongent dans le filet à vingt centimètres de la tête des spectateurs, toutes les têtes se lèvent. Il suffirait de tendre la main pour les toucher. Même si aucun des gestes n’est réel et, que tout est mimé, c’est une simulation qui se révèle parfaite. Le public est enthousiasmé, il se manifeste par de chaleureux applaudissements.

Les lumières s'éteignent, les trois instigateurs de cet excitant intermède disparaissent. Ils reviennent sur scène, vêtus de peignoirs, et saluent. Une dernière ovation et le rideau tombe.

Dans sa loge, DJ se regarde dans le miroir, elle n’a plus envie de se faire des grimaces. Même si encore quelques flashs du passé viennent la hanter. Elle ne désire plus qu’une chose, qu’on la regarde. Qu’on l’admire. La provinciale a disparu, métamorphosée par la magie d’un texte, elle est transfigurée, c’est comme si elle avait fait ce travail toute sa vie. Elle vient de comprendre une chose importante, elle a la jeunesse, l’ambition et surtout, le désir de croquer la vie à pleines dents.

_____________________ Extrait du tome 2 _____________________

Dans des journaux gratuits, il n'en faut pas plus pour faire courir les hommes. Elle ouvre la fenêtre et regarde danser les rideaux dans l'air frais de ce mois de janvier. Bien que ce soit une réussite, la nostalgie s'empare d'elle. Dire qu’elle n’a seulement que vingt ans. Vingt ans ! Et aujourd'hui, elle ne voit rien d’autre que des rideaux qui pendent tristement sous la lumière.

Ces rideaux, lui montrent un monde consumé, sale. Tout à coup, elle ressemble à une statue, figée, froide. DJ à soudain l'impression d'étouffer dans un vêtement trop étroit dont les mailles se resserrent petit à petit sur son corps. Ce corps dont les hommes se sont servi sans honneur, sans ménagement. Puis elle réagit brusquement. Il ne faut pas, non ! Elle ne doit pas avoir de regrets. Il faut regarder droit devant et ne pas se retourner si elle veut réussir. Et c’est ce qu’elle désire.
La
suite dans Corps de flamme ...


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